Ophelie

Ophélie, 2010

Résine et végétaux, 25 x 15 x 5cm

Réflexion à partir du personnage d’Ophélie, dans « Hamlet » de Shakespeare.
Ophélie est jeune belle et innocente; pourtant, exposée aux manigances et aux drames des autres personnages, elle est conduite à la folie et à une mort mystérieuse: accident, suicide? Le texte de Shakespeare ne révèle rien.
Ophélie, c’est le destin qui s’acharne, jusqu’à sa mort injuste, qui révèle subitement l’amplitude de son existence.

La mort, par la soustraction d’un être, lui donne sa dimension.

Dans cette oeuvre, la personne n’est plus, il ne reste qu’une trace, une empreinte désertée, signe d’un passage révolu. Le corps a disparu, mais environné de végétaux pris dans la matière, reste le vide de la fin, comme une latence intolérable.



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